Sanity est un CMS headless cloud édité depuis Oslo, lancé en 2017 et devenu en quelques années la référence pour les équipes tech qui veulent un back-office moderne sans compromis. Sa particularité : le schéma de contenu se définit en code TypeScript/JavaScript (versionnable Git), et l'interface d'édition (le « Studio ») est elle-même une app React open-source que vous personnalisez à volonté — vues custom, validations métier, previews live de votre front. C'est l'opposé d'un WordPress où tout passe par des plugins et l'admin DB.
Côté technique : la donnée est stockée sur le datastore Sanity (Content Lake), interrogeable via GROQ (leur DSL maison, plus expressif que GraphQL pour des données structurées) ou via une API REST classique. Le webhooks-driven workflow déclenche des revalidations ISR sur Next.js en quelques secondes. Le plan gratuit est généreux (3 utilisateurs, 10k documents, 100k requêtes/mois) — assez pour un site marketing complet. Au-delà, le plan Growth démarre vers 99 $/mois.
Quand on choisit Sanity vs Strapi ou Contentful : Sanity gagne sur la flexibilité du Studio (vous n'êtes jamais bloqué par l'UI), la qualité de la data structurée, et la collaboration temps réel multi-éditeur. Strapi gagne sur le self-hosting et la souveraineté. Contentful gagne sur l'enterprise/SLA. Pour 80 % de nos sites sur-mesure avec besoin contenu (marketing, e-commerce, media SEO programmatique), c'est Sanity. On le déploie typiquement avec Next.js en ISR et un workflow de preview live — voir si c'est pertinent chez vous via un audit gratuit.
Pourquoi on choisit Sanity 80 % du temps
- Schema-as-code : versionné dans Git, refactor sécurisé, types TypeScript générés.
- Studio personnalisable : c'est une app React, vous y ajoutez tout ce que vous voulez (vues, plugins, validations).
- GROQ + GraphQL + REST : trois façons d'interroger la même donnée, choisissez ce qui convient au cas.
- Webhook → revalidation [ISR](/glossaire/isr/) : éditeur publie, Vercel/Cloudflare régénère la page en 2-3 s, partout dans le monde.
