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Cahier des charges d'un site internet : le modèle simple à remplir avant d'appeler une agence

Pas besoin d'être technique. Pas besoin de 30 pages. Voici les 8 sections d'un cahier des charges qui vous fait gagner du temps avec votre future agence, et vous donne des devis comparables, calés sur la même réalité.

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La rédaction Zaplo

Modèle simple de cahier des charges pour un site internet

Beaucoup d'agences vous diront « pas besoin de cahier des charges, on l'écrira ensemble ». C'est en partie vrai : une bonne agence vous aide à structurer votre projet. Mais ça ne répond pas à la vraie question : avez-vous envie de raconter votre activité de zéro à trois agences différentes, dans trois rendez-vous d'une heure, pour finalement recevoir trois devis qui ne se comparent pas ?

Un cahier des charges simple — pas un document de 30 pages, juste 1 à 3 pages claires — vous fait gagner des jours, donne des devis comparables, et vous fait passer auprès des agences pour quelqu'un qui sait où il va. Le bon réflexe n'est pas de tout détailler : c'est de répondre à 8 questions précises. Voici lesquelles, et ce qu'il faut écrire dans chacune.

1. Vous et votre activité

Une présentation courte mais juste de votre entreprise. L'objectif n'est pas de réciter votre plaquette commerciale : c'est de donner à l'agence assez de matière pour comprendre rapidement votre métier, votre marché et votre positionnement. Cette section conditionne toutes les suivantes.

  • Le nom de l'entreprise, l'année de création, l'effectif approximatif.
  • Ce que vous vendez (produit ou service), en une phrase claire.
  • Le marché et la zone géographique sur laquelle vous opérez.
  • Ce qui vous différencie des autres acteurs de votre secteur (en 2-3 lignes maximum).
  • Vos canaux actuels d'acquisition de clients (bouche-à-oreille, salon, prescription, Google, LinkedIn…).

2. Pourquoi ce projet, pourquoi maintenant

C'est la section que les agences lisent le plus attentivement, et celle qui change toute la suite. Un site refait « parce que l'ancien commence à dater » et un site refait « parce qu'on lance trois nouveaux produits et qu'on veut doubler nos demandes entrantes » ne donnent pas les mêmes propositions. Soyez direct : décrivez l'événement déclencheur, et ce que vous attendez du nouveau site qui ne se passait pas avant.

  • L'événement déclencheur (lancement, refonte de marque, perte de trafic, sortie d'un outil existant…).
  • Le ou les problèmes du site actuel, formulés simplement.
  • Ce que vous attendez du nouveau site, en termes business : plus de prospects, ouverture à un nouveau marché, gain de temps interne, etc.

3. Vos cibles : qui visite votre site, et que cherche-t-il ?

Un site se conçoit toujours pour quelqu'un — pas pour « le grand public ». Décrivez les 1 à 3 profils types qui doivent être servis en priorité, avec ce qu'ils cherchent en arrivant sur le site et la décision qu'ils doivent pouvoir prendre. C'est ce qui guide ensuite les choix d'arborescence et de design.

  • Profil 1 : qui c'est, ce qu'il cherche, ce qu'il doit pouvoir faire (ex. prendre rendez-vous, demander un devis, télécharger un catalogue).
  • Profil 2 (si pertinent) : idem, en ajoutant ce qui le distingue du profil 1.
  • Profil 3 (si pertinent) : idem.
  • Si vous avez des chiffres : la part approximative de chaque profil dans votre activité.

4. Ce qu'on doit pouvoir faire / voir sur le site

C'est ici que vous listez les fonctionnalités attendues, sans entrer dans la technique. Ne dites pas « moteur de recherche Algolia » — dites « les visiteurs doivent pouvoir trouver un produit en 3 clics ». L'agence transformera cette intention en solution. Le bon niveau de détail, c'est : ce que l'utilisateur doit pouvoir faire, ce que vous-même devez pouvoir faire dans l'admin, et ce qui doit être connecté à un autre outil.

  • Côté visiteur : pages principales attendues, parcours-clés (achat, prise de RDV, contact, téléchargement de devis, etc.).
  • Côté admin : ce que vous voulez pouvoir gérer vous-même (produits, articles de blog, équipe, témoignages, traduction, codes promo…).
  • Connexions à des outils existants : ERP, CRM, paiement, comptabilité, outil de mailing, calendrier, agenda en ligne (Doctolib, Calendly, etc.).
  • Exigences évidentes que vous tenez à voir : multilingue, espace pro, blog, SEO, accessibilité, conformité RGPD, etc.

5. Le contenu : ce que vous avez, ce qui manque

C'est l'angle mort numéro un des projets web. Le site sera structuré, designé, développé — mais qui écrit les textes ? Qui produit les visuels ? Qui prend les photos ? Cette section permet à l'agence de chiffrer correctement, parce qu'écrire 30 pages de contenu de qualité, c'est plusieurs jours de travail réel.

  • Les textes : vous les écrivez, vous voulez de l'aide, ou vous voulez qu'ils soient écrits entièrement par l'agence ?
  • Les visuels : photos pro existantes, banque d'images, shooting à prévoir, illustrations sur-mesure ?
  • Le logo et la charte : déjà existants et utilisables, à rafraîchir, ou à créer entièrement ?
  • Les vidéos, témoignages clients, études de cas : disponibles, à produire ou pas prévus ?
Étude de cas Méthode Reveleo

Étude de cas

Méthode Reveleo · cadrage et e-commerce + LMS

Refonte complète d'un WordPress vers un site e-commerce et LMS sur-mesure. Le projet a démarré par 3 ateliers de cadrage avec les fondatrices — exemple typique de ce qu'un bon brief permet.

Lire l'étude de cas

6. Vos contraintes : budget, calendrier, technique

C'est la section que tout le monde a peur d'écrire, et qui est pourtant la plus utile. Donner une fourchette budgétaire ne fait pas monter les prix — au contraire, ça permet aux agences de calibrer une proposition qui tient debout dans votre enveloppe. Si vous n'avez aucune idée des ordres de grandeur, on a publié notre grille par type de projet ; lisez-la avant d'écrire cette section.

  • Le budget envisagé, ou la fourchette dans laquelle vous comptez investir.
  • La date de mise en ligne souhaitée, et si elle est rigide (lancement produit, salon, événement) ou flexible.
  • Les contraintes techniques connues : un outil métier qui doit rester en place, un hébergement imposé, des règles de sécurité particulières, un audit préalable à respecter.
  • L'écosystème actuel : quelle est la stack du site existant, qui l'a fait, qui a les accès aujourd'hui ?

7. Vos inspirations (et ce que vous voulez surtout pas)

Trois liens vers des sites que vous aimez, en disant pourquoi vous les aimez (la mise en page, le ton, la simplicité, la photographie, la rapidité, l'ergonomie…). Et deux liens vers des sites que vous trouvez mauvais ou inadaptés à votre activité, en disant pourquoi. Cette section est rapide à remplir et fait gagner énormément de temps en phase design — elle aligne tout le monde sur l'esthétique cible avant la première maquette.

  • 3 sites que vous aimez (pas forcément dans votre secteur), avec une phrase d'explication.
  • 2 sites qui vous semblent ratés ou inadaptés, avec une phrase d'explication.
  • Le ton de marque que vous visez : sobre, chaleureux, technique, premium, accessible, expert, ludique…

8. Comment vous mesurerez le succès

Un site n'est pas réussi parce qu'il a été livré dans les délais. Il est réussi parce qu'il atteint les objectifs business que vous lui avez fixés. Cette dernière section transforme votre projet d'un livrable technique en une vraie attente mesurable, et oriente tous les choix qui suivent — design, contenu, parcours, suivi analytics.

  • Le ou les indicateurs principaux que vous suivrez (nombre de demandes de devis, prises de rendez-vous, ventes, abonnés à la newsletter, trafic SEO, etc.).
  • Les niveaux que vous atteignez aujourd'hui sur ces indicateurs (même approximatifs).
  • Les objectifs à 6 et 12 mois après mise en ligne, en chiffres si possible.

Ce qu'il n'est pas utile de mettre

Pour rester dans les 1 à 3 pages, évitez les détails techniques que vous n'êtes pas en mesure de juger : le choix précis du framework, la typologie de base de données, le nom du CMS souhaité. Laissez l'agence proposer la stack adaptée à vos contraintes — c'est exactement son métier. De même, pas besoin d'aller jusqu'au wireframe ou au sitemap exhaustif : les profils, les parcours et les fonctionnalités attendues suffisent largement.

Et après ? À qui l'envoyer, comment l'utiliser

Une fois rédigé, envoyez ce cahier des charges à 2 ou 3 agences présélectionnées (pas 8 — vous n'aurez ni le temps ni l'attention pour comparer 8 propositions sérieusement). Demandez-leur un retour sous 48 à 72 h sur leur capacité à s'engager, et un rendez-vous d'1 h pour clarifier les zones d'ombre avant chiffrage. Demandez ensuite des propositions découpées par axe (design, front, back, contenu, intégrations) — c'est seulement à ce moment-là que les comparaisons deviennent possibles.

Pour aller plus loin sur la suite du processus, on a publié les 7 questions à poser avant de signer avec une agence — elles complètent ce cahier des charges côté discussion, là où le brief s'arrête côté écrit.

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